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Le cinéma du Boudoir

Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /2009 16:56

Comment vous parler d’un film sans trop vous en dire… C’est un exercice plutôt délicat pour un film que l’on a beaucoup apprécié et pour lequel on souhaiterait transmettre cette envie sans gâcher pour autant le plaisir du visionnage.


Car s’il y a quelque chose que je n’apprécie guère personnellement, c’est bien de trop en connaître en allant voir un film : si j’en sais trop ou en ai trop vu au travers des bandes annonces, il y a de grandes chances d’être trop en attente avant d’y aller, et d’être relativement déçu en sortie de séance. Du coup, dès que je sens qu’un film peut m’intéresser, plutôt que de me renseigner encore d’avantage, je préfère aller le voir avec le moins d’information possible afin d’avoir le plaisir de la découverte.


Bref, comment vous parler de 7 vies sans vendre la mèche… ? La première chose que je pourrais dire est que si vous pensez que le Boudoir reflète une sensibilité qui trouve un écho en vous cher lectrice ou lecteur, alors je ne peux que vous inciter à aller voir ce film car il devrait vous toucher comme il l’a pu le faire avec moi.


Si le rythme est un peu lent pendant la première moitié, il faut bien avoir en tête que 7 vies, ce n’est pas un film d’action, mais un film d’émotions.


Mais bien plus qu’un film d’émotions, 7 vies est avant tout un hymne aux intentions. Les émotions ne sont alors que les conséquences de ces intentions.


Si le film démarre assez lentement, on comprend toutefois assez rapidement que le personnage principal du film mène une sorte de quête. Le titre du film nous invite à imaginer que cet homme est à la recherche de 7 vies ou de 7 personnes… mais encore une fois, dans quel but et pour quelles raisons ?


Si ces questions résonnent une bonne partie du film, on se laisse ensuite porter par l’histoire qui se déroule sous nos yeux : celle concernant le rapprochement de cet homme et de cette femme dans de « drôles » de circonstances. Excepté une scène ou deux donc (où notamment le héro meurtri par un lourd passé se dévoile peu à peu, a du mal à parler de lui), j’ai trouvé les personnages tout à fait convaincants, prenants... au point de faire oublier ces quelques éléménts parfois poussifs sur le larmoyant. Mais rien d'indigeste pour autant, soyez rassuré.


Le film fleurte avec le mélodrame classique auquel j'adhère moyennement d'habitude. Mais étrangement, dans 7 vies, même si certaines lourdeurs se font sentir, l'ensemble reste très cohérent et vous emmène sans aucun problème là où il le désire.


J'ai été complètement captivé par le jeu de l'actrice Rosario Dawson qui joue le personnage d'Emily. Je crois qu'à part dans Sin City où elle incarnait un personnage très provocateur et violent, je ne l'avais jamais trop remarqué.


Et là, j'ai trouvé qu'elle jouait magnifiquement bien, dans un rôle à l'opposé de cet autre film. Un coup de coeur tout simplement pour l'actrice, mais bien évidemment pour le personnage incarné dans le film.


Ce qui m’a plu dans les personnages de l’histoire, c’est de les voir évoluer dans leur relation. Les réticences qui peuvent naître avant même de se connaître un minimum, la surprise qui conduit à une sorte d’embarras de voir que l’autre n’est peut être pas si sombre / hermétique que son apparence pourrait le laisser entendre. Même si certaines situations semblent un peu poussées, on aime à voir / espérer que des gens peuvent avoir un bon fond et ne cherchent pas à vous enfoncer d’avantage lorsque vous êtes dans une situation délicate.


Si vous pensez avoir le même genre de goûts cinématographiques que moi (voir tous les articles de la catégorie : le cinéma du Boudoir), que l'atmosphère du Boudoir vous touche, je vous invite tout simplement à aller voir ce film, sans vous renseigner d'avantage sur l'histoire. Ne visionnez pas si possible la bande annonce qui sans en dire trop, évoque des choses qui mettent un peu trop sur la voie... Autant se laisser complètement porter par les intentions des personnages, et des émotions qui en découlent.


Et si ce film vous touche autant qu'il m'a touché, alors j'aurai la grande satisfaction d'avoir participé à ce que 120mn de votre vie soient, je l'espère sincèrement, aussi émouvantes que celles que j'ai passées devant mon visionnage de 7 vies.

Par Salamander - Publié dans : Le cinéma du Boudoir
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /2008 01:02
Une fois n'est pas coutume, dans la catégorie le cinéma du boudoir je ne vais pas vous parler d'un film sucré, tendre, pour rêver... Je vais vous parler de Taken.

Oui, ce film est bourré de clichés. Oui finalement l'histoire est plutôt simpliste. Oui, on se demande comment le gentil peut s'en sortir dans pas mal de situations. Oui on se demande comment une vingtaine de mecs (ou plus dans le film) qui lui tirent dessus ne parviennent pas à l'éliminer (sauf qu'on retombe dans les clichés sus-nommés) alors que lui tire quasiment toujours juste. Oui il semble plus fort que John McClane et Jason Bourne réunis. Oui la fille de 17 ans joue comme une gamine de moins de 10 ans (on a envie de lui mettre des beignes dans les premières 10mn du film).

Oui mais voilà, le film traite d'un sujet grave : celui de la traite des blanches. Ce n'est pas le premier ni le dernier. Je sais qu'après avoir fait cette intro, on se demande ce qui reste à ce film et que si je vous dis de faire abstration de ces lacunes, on se demande bien ce que l'on peut espérer en retirer.

Personnellement, j'ai été pris aux trippes. Non pas par l'histoire du père qui cherche à récupérer sa fille (on se demande d'ailleurs bien dans quel état il va bien pouvoir la retrouver plus on avance dans le film...) mais de la manière dont l'objet de ce traffic est traité : ces filles ne sont même plus des objets.... on pourrait plutôt parler de "consommables" dans le sens le plus péjoratif et le plus noir possible du terme. Des zombies, tombées dans l'oubli, sans plus aucune volonté, des animaux drogués...

Taken - Liam Neeson
On peut rester confortablement "en dehors" du film et du sujet principal, à se moquer de tous ces clichés qui n'ont d'égale que la violence qui gicle dans tous les sens. Et je peux comprendre que ce film laisse complètement insensible, enfin fasse plutôt rire par ces travers de réalisation et de scénario.

Il n'en reste pas moins que la noirceur qui se dégage de la trame peut à l'inverse vous rendre mal à l'aise, tendu pendant plus d'une heure, et vous prendre dans le tourbillon de l'histoire. Oh certes, dans ce genre de film, on se raccroche bien au fait que cela ne peut que bien se finir.

Et pourtant, d'élément en élément qui semblent mettre le père sur la maigre piste, ce dernier semble à chaque fois descendre de plus en plus bas dans l'espoir de retrouver sa fille. Au début,  on se dit "comment il va bien pouvoir la retrouver ?". Après ça devient "même si il retrouve une trace, comment espère-t-il y arriver à temps ?". Puis on continue de sombrer : "mais même si il parviennait à la retrouver, mais dans quel état elle va bien pouvoir être"...

Taken - Liam Neeson
On se raccroche presque à ces scènes de violence comme défouloir pour évacuer son stress qui nous tiraille pendant près d'une heure (si on fait abstraction de la douzaine de minutes utilisée en début de film pour planter le décor).

Taken, ce n'est pas le film qui révolutionne le genre. Pourtant, si vous n'allez pas le voir juste pour un film d'action, si vous faites abstraction de ces bien mauvais clichés, vous allez vivre un moment très tendu, qui risque de vous secouer comme dans les montagnes russes (enfin, plutôt albanaises ici en l'occurence) : bref un film sous tension qui peut ne pas vous laisser indifférent.
Par Salamander - Publié dans : Le cinéma du Boudoir
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Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /2007 21:24
Voilà quelque temps que cela me trottait en tête... Vous faire partager une de mes passions qui constitue ma boule à facette. J'aime faire un peu de photo à mes heures perdues, et je me disais que cela pourrait peut être en intéresser certain(e)s de se balader avec moi, au travers de mon objectif. Je me suis promené ces derniers temps pour profiter des couleurs vives de l'automne, à la lisière des bois avec mon apn, et je vous propose aujourd'hui de vous montrer une partie de mon jardin secret en quelque sorte. En espérant que cela vous aère quelque peu les idées, bon visionnage...



Par Salamander - Publié dans : Le cinéma du Boudoir
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Mardi 15 mai 2007 2 15 /05 /2007 17:09
http://accel96.mettre-put-idata.over-blog.com/0/09/71/63/DIV/article2/lucy_liu04.jpgJe suis retombé récemment sur un film qui m’a fait m’interroger sur certaines de mes attirances en matière de pratiques sexuelles. Personnellement, je ne suis pas attiré du tout (en tout cas au jour d’aujourd’hui j’en suis certain), par des pratiques violentes, orientées un peu sado-maso. Le genre où l’on prend son pied lorsque l’on est frappé, voir pire …

J’avais vu déjà un épisode de Desperate Housewives qui m’avait fait explosé de rire, cette scène que j’avais déjà évoquée dans ce précédent article. Il s’agissait alors plus d’un gag que vraiment d’une attirance comme vous l’aurez compris.

Cela étant, un film repassé il y a peu à la télévision a attisé ma curiosité. Je ne sais pas si vous connaissez le film PayBack avec Mel Gibson. Le film est assez déjanté, de l’humour un peu spécial autour d’un malfrat qui cherche à récupérer son blé qu’un ancien complice lui a volé pour éponger ses propres dettes. Le film en lui même n’est pas exceptionnel, mais certaines scènes sont assez amusantes et cette vision décalée fait mouche, en tout cas moi, cela m’a beaucoup diverti.

http://accel11.mettre-put-idata.over-blog.com/0/09/71/63/DIV/article2/lucy_liu3.jpgIl est une scène qui, à la première vision m’a vraiment fait marrer, et à la seconde, m’est apparue sous un autre angle... Cette scène, c’est celle où Mel Gibson retrouve enfin son ancien complice qui l’a doublé. Il explique à ce dernier qu’il doit obligatoirement lui rendre cet argent. Chose qu’il ne peut pas faire vu qu’il a épongé ses dettes avec. Et le Gibson, forcément, ça ne lui convient pas comme réponse. Du coup, il s’apprête à le frapper avec son pistolet.

Et là, la maîtresse du complice, incarnée par la sublime Lucy Liu, ayant une très forte orientation sadique, s’interpose pour délivrer elle même la punition. Le mec s’en prend plein la tronche, c’est rien de le dire, et accessoirement, dans une autre partie de son anatomie un peu plus intime.

Si au premier visionnage j’étais explosé de rire devant ce démontage de gueule en bon et du forme sous l’œil amusé de Mel Gibson qui n’a même pas à se salir les mains (Lucy Liu incarnant une sadique qui prend son pied comme c’est pas permis à exécuter ce genre de vice), je me suis rendu compte qu’au second visionnage, le personnage de cette sadique avait éveillé en moi une attirance particulière.

http://accel15.mettre-put-idata.over-blog.com/0/09/71/63/DIV/article2/lucy_liu6.jpgNon pas que j’ai envie qu’on m’en mette plein la tronche (non, toujours pas envie d’être amoché !), juste que la perversité qui se lisait dans le regard de Lucy Liu m’a troublé (le costume y joue aussi pour beaucoup, je dois bien le reconnaître aussi). Il y a un aspect outrageusement décalé entre le comportement semblant usuel et complètement assumé, et le côté perversité à faire du mal,  qui est assez troublant au final.

C’est vraiment ce côté « pervers complètement assumé » du personnage (dans le rôle endossé, pas de Lucy Liu en elle-même hein, je précise !) qui évolue avec une évidence et un sans gêne affiché qui m’a interpellé.

Le plaisir non dissimulé qu'elle prend à lui en mettre plein la tronche alors qu'en en fait, on est dans une situation de règlement de compte et de passage à tabac. Là où une simple castagne entre malfrat pourrait simplement ponctuer le film, on assiste en plus à un défoulement jubilatoire, presque orgasmique de cette maitresse tellement sadique et appliquée qu'elle en viendrait presque attachante, attirante, envoûtante...

C’est ce côté « assumé » et pleinement vécu que je retiens dans cette scène alors que la pratique est plutôt assez « à part » (même si je me doute qu’un très grand nombre d’individus puisse être attiré par ce genre de pratique : il ne s’agit pas là de critiquer quoi que ce soit). Assumer, pleinement vivre ses attirances, qu’elles soient avouables ou plus intimes, cela peut devenir quelque chose de troublant et de terriblement excitant quand on arrive à faire rayonner cette image de soit.

Et voici l'extrait en question (l'extrait dure 3mn environ)...

Par Salamander - Publié dans : Le cinéma du Boudoir
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