Mercredi 17 septembre 2008
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Il y a une constante qui revient assez fréquemment quand on évoque les pulsions
masculines : c’est que globalement, nous serions complètement obnubilés par le sexe, au point qu’à chaque instant, qu’à chaque geste, à chaque démarche que nous ferions auprès de la gente féminine,
se cacherait derrière une intention plutôt basse. Bref, on ne penserait qu’à ça, on serait que des gros cochons, dans le sens le plus péjoratif du terme, j’en passe et des moins bonnes.Une fois de plus, je ne vais pas prendre la parole pour les autres, je vais juste tenter d’expliquer mon point de vue sur ce genre d’accusation qui me pèse un peu sur la cacahuète quand on commence à me la servir à tort et à travers.
On va commencer par le commencement… Alors, au début, il y avait les dinosaures… Bon allons plus vite et venons en au fait : dans nos gènes, sont profondément inscrits les instincts de survie et de reproduction pour faire perdurer l’espèce. On n’y peut rien. Pour la femme, il y a généralement une envie profonde d’être maman à un moment ou un autre : cette envie, je la perçois également inscrite dans les gênes (rejoint l’instinct de reproduction), à plus ou moins forte dose selon les individus, mais bien présente, c’est une certitude.
Bref, c’est délicat à expliquer, mais quelque chose nous anime sans que nous ayons fait une démarche volontaire pour la ressentir : c’est là, en nous, on vit avec (on n’a pas le choix), et chacun le ressent à plus ou moins forte dose selon sa sensibilité. Là où la nature est bien foutue, c’est que ces deux envies (j’aurais presque eu tendance à employer justement le terme de « besoin »), se complèteraient plutôt bien dite-donc… Incroyable non ?
Première étape du raisonnement atteinte : quand on dit que « les hommes ne
pensent qu’à ça », je dirais déjà que « les hommes sont forcément amenés à penser à ça ». Il ne s’agit pas d’un choix à la base mais bien d’une pulsion à laquelle on doit faire face. Une fois ce
postulat posé que quelque chose nous anime et dont la « source » n’est pas contrôlable, reste comment on le vit chacun, individuellement, et de fait, comment cela se traduit dans nos comportements
de tous les jours. A partir de là, la démarche individuelle prime, et je ne parle donc plus qu’en mon propre nom.Dans la formulation « les hommes ne pensent qu’à ça », il y a comme un sous-entendu qui laisserait croire que l’on pense continuellement et uniquement à ça. Alors là, je vous arrête tout de suite, ce serait me surestimer de croire que je parviens à n’avoir qu’une seule idée unique qui animerait chacune des secondes de mon existence. Ma pensée a en effet une fâcheuse tendance à passer du coq à l’âne, et pas forcément sur des choses des plus excitantes parfois.
Arrêtons là de verser uniquement dans la rhétorique, venons-en au plus important : est-ce que quand je suis à proximité d’une femme (qui m’est connue ou non), je ne pense qu’à la mettre dans mon lit ? Est-ce que cette pulsion, dont je ne contrôle pas la source, me conditionne totalement à n’imaginer qu’une seule chose : avoir des rapports avec elle ?
La réponse est non… et encore heureux. Tout s’use, et je pense que si je n’avais que ça comme pensées, je m’en serais très vite lassé. Dans ce précédent article j’évoque par contre que je peux, dans certaines conditions, avoir des pensées, des tentatives d’imaginer des choses. Mais ne confondons pas fantasmes (qui ne m’impliquent d’ailleurs pas systématiquement du reste) avec une réelle envie et démarche d’arriver à des fins quelconques de rapprochements intimes.
D’ailleurs, à bien y réfléchir, je ne commence réellement à me projeter
(dans le sens où je me dis que cela risque probablement d’arriver) au lit (ou ailleurs soit dit en passant) avec une femme, que lorsque je suis officiellement en relation avec elle. Tout autre
contexte ne pourrait au mieux que générer de purs fantasmes (dans le sens où ce serait d’avantage de l’imaginaire, de la curiosité) qui ne masqueraient aucun plan machiavélique pour arriver à mes
fins.Autrement dit, je distingue parfaitement bien le fait de « penser à ça » dans une démarche où je sens que cela va arriver avec ma partenaire du moment (cela peut même devenir un jeu, voir même mon jeu préféré du fantasme : bref, un besoin qui se mêle à une volonté contrôlée), contrairement à des idées, des images qui peuvent me traverser l’esprit, n’ayant aucune signification/impact dans mes actes à venir.
Bref, quand on dit qu'on ne pense qu'à ça, il y a plusieurs degrés d'implication personnels qui vont de paire avec le fait que l'on s'imagine réellement aller jusqu'au bout, ou non, de ses propres pensées plus ou moins grivoises. C'est pas simple tout ça hein !? Pour la faire courte : dire que l'on ne pense quà ça et tout le temps, c'est faux. Dire que c'est souvent que l'on y pense, c'est un peu plus proche de la vérité, mais cela dépend fortement de pas mal de choses. Imaginer que cela cache une réelle volonté de voir se concrétiser ces images, c'est s'égarer quelque peu... Ou alors, c'est votre fantasme mesdemoiselles et mesdames que de nous imaginer toujours la langue pendante prêts à vous bondir dessus... ;-)
Dans la religion catholique, on relève que le neuvième commandement est « Tu ne désireras pas la
femme de ton prochain », placé d’une courte tête devant «Tu ne convoiteras pas le bien de ton prochain » . Dans la religion juive, il s’agit d’un même et dernier commandement « Tu ne
convoiteras ni la femme, ni la maison, ni rien de ce qui appartient à ton prochain. »
Non pas que je lorgne sur elles, que je les convoite (dans une quelconque optique de briser un
couple, ou même m’imisser dans leur vie privée), mais juste des interrogations quand à leur manière d’exprimer leurs désirs, leurs pulsions, de comment elles vivent leurs relations les plus
intimes. Cela me titille plus que pour une célibataire.
Etant ponctuel à mes yeux, mais en avance
aux yeux des organisateurs qui ont tendance à penser que si on donne une heure de rendez-vous, c’est pour arriver 30mn plus tard, je sonne à l’heure H, et une ou deux minutes tout au plus.
Ce sont ces images
diamétralement opposés qui je crois me font fantasmer le plus. Aussi, quand j’essaye de percevoir / comprendre le caractère d’une femme, j’essaye souvent dans la foulée d’imaginer son opposée dans
les ébats. C’est étrange non ?
En fait, dans le premier cas, j’ai l’impression que c’est mon instinct masculin qui cherche à s’abreuver de manière perpétuelle. Une sorte de soif sans fin, qu’on ne maîtrise pas réellement, qui est plutôt bestiale dans le sens où je semble n’avoir aucune emprise sur son origine, sa fréquence : je la subis. Rien de traumatisant en soit : chaque homme le ressent ainsi je pense, c’est inscrit dans nos gênes, de manière plus ou moins profonde.
Et dans ce second cas, je n’ai pas l’impression qu’il s’agisse de la même soif que dans le premier cas. Je le ressens d’avantage comme une énigme qui se dévoile peu à peu, qui cherche à séduire… plutôt qu’à faire des ravages « faciles » mettant de l’huile sur les ardeurs qui brûlent constamment chaque homme à petit feu. Et j’éprouve d’avantage d’attirance pour ce jeu de séduction plus nuancé que je recherche désormais dans le monde qui m’entoure.
Pendant que je m'étais éloigné de mes racines pendant quelques jours, j'ai recroisé une jeune femme qui sort toute fraîche de
la vingtaine. De par sa vie familiale, elle a beaucoup voyagé et cotoyé diverses cultures de prêt. Cette jeune femme, aussi pétillante soit-elle, m'étonne pourtant de tomber dans les clichés d'une
adolescence interminable : elle est tombée amoureuse d'un garçon qui la mène par le bout du nez de manière assez grossière je trouve.
J'ai
préféré me taire mais franchement, si les femmes trouvent que beaucoup de mecs sont prévisibles, je trouve que certaines femmes tombent également dans certains gros clichés. Quand aurez vous fini
de tomber amoureuse du premier beauf venu. Vous êtes les premières à vous insurger quand les mâles en rute coincent sur une jolie poupée en s'arrêtant à sa plastique, mais certaines d'entre vous ne
faite pas mieux en vous arrêtant à de "joli petite gueule" que je qualifierai sans cervelle.
Mais
bordel, ouvre les yeux ! Tu arrives à peine à tourner la page et tu restes complètement accro à ce mec. Tu nous rabâche qu'ils s'est bien foutu de ta gueule, mais tu arrives à avoir encore de
l'attirance pour lui.
Chuchottements