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Tranches de vie

Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /2009 22:38
Là où je mange régulièrement le midi, en une quarantaine de minutes à peine en générale, il y a une charmante jeune serveuse. Elle semble venir d'un milieu plutôt « sauvage » on va dire, mais elle a su apparemment s'en sortir un minimum pour trouver son job, même si on sent que ce n'est pas nécessairement dans ce dernier qu'elle s'épanouïra totalement.

Là où elle a tout compris je trouve, c'est que quelque soit le jour, quelque soit le temps qu'il fait, quelque soit la file d'attente, quelque soit sa clientèle, elle parvient à servir tout le monde avec un sourire ma-gni-fi-que.

De ses lèvres fines qui nous caresseraient pour notre plus grand plaisir, de ses yeux dans lesquelles on pourrait se noyer sans s'en rendre compte, on se retrouve complètement captivé pendant quelques secondes... quelques secondes que l'on attend sans attendre vraiment, mais qui nous manqueraient profondément si elles ne venaient pas ponctuer ce bref instant de détente quotidien.

Cela semble tellement naturel que je n’arrive pas à savoir si elle s’en rend compte… mais son sourire illumine totalement son visage. Soit ça l’est réellement (naturel) et là elle a tout pour réussir dans la vie, soit elle le manie extrêmement bien et je dirais qu’elle aussi très bien armée dans ce cas.

C’est assez incroyable : on est en face d’elle, on lui passe notre commande, et on a l’impression qu’elle nous attendait, rien que notre petite personne, allant même à se souvenir des précédentes commandes en demandant si c’est comme d’habitude ou non. On se sent traité en tant qu’individu bien personnalisé, et non pas un client noyé dans la masse.

Et elle parvient à faire ça avec une très grande majorité des clients. On en serait presque déçu de se dire : « ah ben non, elle a pas une sorte de flash pour moi, elle est comme ça avec tout le monde »… Et après on se dit qu’elle est tout simplement… extraordinaire.

Je ne connais rien de sa vie à côté, mais elle doit bien avoir des embistrouilles comme tout à chacun. Cela étant, on a l’impression qu’elle parvient à les laisser à la porte de son boulot, pour mieux rayonner et distribuer quelque petites touches de bonheur pouvant sembler insignifiantes mais tellement importantes dans ce monde parfois si grisonnant.
Par Salamander - Publié dans : Tranches de vie
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Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /2008 21:02
Après ce précédent article, je ne pensais pas avoir à réaborder de si tôt les souvenirs du passés qui se rappellent de manière originale au présent. J'ai bien fait de ne pas parier là-dessus à la vue de comment s'est déroulé mon noël 2008...

Pour les éventuelles lecteurs/lectrices de ce blog qui le connaissaient déjà depuis au moins un an, vous avez peut être pu prendre connaissance de la disparaition de mon père, en novembre 2007.

Ce que vous ne savez pas par contre, puisque je n'en ai pas parlé dans la catégorie adéquate (le cinéma du boudoir), c'est que je suis allé voir pendant le premier trimestre 2008, un film de comédie dramatique, j'ai nommé P.S. I Love You. Quel est le rapport vous demandez-vous, surtout si vous n'avez pas vu ce film ? Et bien, c'est simple...

Dans ce film, on découvre un couple follement amoureux, qui croquent la vie à pleines dents, leur vie. Lui décède d'une tumeur au cerveau. Elle est évidemment complètement abattue. Et alors, quel est le rapport avec mon noël 2008 ? J'y viens, j'y viens...

En fait, dans le film, la femme a du mal à vivre comme on pourrait s'en douter dans ce genre de film de comédie dramatique. Et qui le pourrait ? Jusqu'au jour où pour son anniversaire cette femme, dont les proches (famille & amis) tentent désespérement de lui remonter le moral et de l'aider à repartir vers quelquechose de vivant, reçoit un mystérieux cadeau. Un gâteau d'anniversaire accompagné d'un magnéto sur lequel est enregistré la voix de son défun amour.

Il a en fait prévu de lui faire parvenir des lettres, des morceaux de lui, des cadeaux, en sachant qu'il était condamné à mourir. Elle va découvrir peut à peut tous ces messages provenant du passé, orchestrés dans le temps pas son compagnon. L'objectif final étant de l'aider à tourner la page, et si possible, peut être, de refaire sa vie maintenant qu'elle se retrouve seule. J'avais trouvé le film plaisant, mais j'étais finallement resté quelque peu hermétique à ce film.

Alors bien sûr, en ce jour de noël 2008, quand j'ai commencé à déballer mes cadeaux (non pas d'anniversaire), je n'étais absolument pas préparé à recevoir un présent issu du passé...

J'ouvre mes quelques cadeaux que mes proches ont eu la gentillesse de me faire. Cela va du petit cadeau complètement inutile et/ou ridicule, à celui qui ne paye pas de mine mais qui me touche par le fait que la personne a fait l'effort de rester dans mes goûts. Le tour des cadeaux est vite fait en définitive jusqu'au moment où ma mère s'approche de moi en me tendant un dernier paquet cadeau...

Elle m'annonce en me le donnant, devant mes deux petites nièce de 6 et 4 ans, que le père noël de cet année a eu un petit doute quand à ce cadeau là. Il aurait en effet reçu une lettre de mon père l'an passé cherchant à m'offir ce cadeau, mais qu'il ne l'avait retrouvé dans sa hotte qu'un an après. Sur le coup de la surprise, même si je crois comprendre que ma mère a retrouvé ce cadeau qu'avait acheté mon père, je suis infoutu d'imaginer quoique ce soit.

Je reste interloqué, et contrairement à la coutume, je ne cherche même pas à savoir ce qui se cache sous ce papier cadeau tellement je reste bouche bé. Je ne m'y attendais pas, et connaissant mon père, je reste encore plus stupéfait puisque sur ce côté là, on va dire qu'il ne fesait pas souvent mouche, même si le désir de bien faire était pourtant là.

Ma mère me regarde, ma soeur et mon beau-frère me regardent ainsi que mes 2 petites nièces, et mon grand-père qui peine à comprendre ce qui se passe. Tout le monde s'est tu alors que j'ouvre péniblement le paquet. Et entre mes mains, se trouve ce cadeau du passé, ce souvenir qui date de 16 ans et demi désormais.

Mon père a fait mouche. Ma mère me demande précisément ce que c'est, ce que cela veut dire, car elle n'est pas parvenue en retombant sur cet objet, à appréhender précisément la pertinence de cet objet.

La gorge nouée, je commence d'expliquer qu'il s'agit là du DVD de l'unique concert auquel j'ai pu assister, en 1992, au stade de Gerland. Celui de Genesis, le lendemain de mes résultats d'un de mes examens... Mes yeux se brouillent alors que je termine péniblement cette explication en tentant que les décrochements de ma voix ne se fassent pas trop remarquer.

Mais l'émotion est trop intense. Et voyant mes petites nièces qui commencent à me regarder bizarrement (pour elles noël = cadeau = sourir & rire), je préfère sortir de la pièce pour laisser rouler une de ces si rares larmes. Merci papa, tu as fait mouche.
Par Salamander - Publié dans : Tranches de vie
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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /2008 17:45
J'ai écrit cet article il y a de ça 2 ans (déjà... que ça passe vite...) évoquant le fait que l'on a tous eu, étant adolescent ou adulte, des sentiments cachés pour quelqu'un(e) et que l'on s'interdisait bien trop souvent d'ouvrir son coeur à cet(te) autre.

Et au final, que risquait-on réellement, si ce n'est la satisfaction d'apporter quelque chose qui nous ôtera dans tout les cas les éventuels regrets de ne rien avoir oser déclarer ? C'est justement ce que je viens de revivre il y a deux jours...

Vous connaissez sans doute le site des copainsd'avant où chacun s'inscrit sans trop espérer grand chose, mais tout en se disant "qu'on ne sait jamais, que ça coute rien de laisser une trace au cas où"... Et bien c'est ce que j'ai fait il y a de ça 3 ou 4 ans. Et si au début, je n'avais pas trop croisé de vieille connaissance, j'ai pu remarquer que peu à peu, des personnes que j'avais pu croiser dans mon cursus (scolaire notamment) se sont également inscrites au fil du temps, et étonnement, dans la même période que moi.

Jusqu'alors, je n'osais pas trop envoyer de message de prise de contact. Je ne sais pas trop pourquoi en fait. Et puis là, depuis quelques semaines/mois, j'en envoie et peu à peu, les gens me répondent en me ressortant des anecdotes nous concernant.

La dernière prise de contact en date fût auprès d'une connaissance féminine de l'époque du collège. Il s'agissait d'une fille plutôt discrête à l'époque, très gentille. Je l'appréciais assez pour vouloir être son ami, et à l'époque, je crois que si je n'avais pas été si timide, j'en aurais espéré d'avantage en termes de rapprochement. Mais que voulez-vous, c'est un âge où l'on se cherche, où l'on ne sait pas ce que l'on dégage auprès de son entourrage, ayant déjà bien assez de mal à savoir où l'en est par rapport à soit-même. Bref...

Je me souviens que cette fille, en fin de 3ième, après le brevet des collège, je l'avais invitée elle et son amie, avec d'autres camarades de classe, à venir passer une après-midi à la maison pour fêter la fin d'année.

Si la plupart avait répondu présent, j'espérais surtout que cette fille vienne : je m'étais presque enfin "bousculé" pour tenter une approche et voir si il y avait au moins un partage de sentiment. Malheureusement, elle me fît savoir tardivement que ses parents n'avaient pas moyen de la véhiculer le jour dit. Du coup, cet aspect de la fête est complètement tombé à l'eau.

Relativement déçu, je l'avais presque interprété comme une sorte de signe en m'imaginant que si les autres avaient pu s'organiser pour venir et pas elle, c'est qu'il y avait également une sorte de manque de motivation de sa part. Mais peut être s'agissait-il simplement que les parents ne souhaitaient pas que leur fille aille on-ne-sait-où trainer avec on-ne-sait-qui. Enfin bref, cela a coupé court d'une certaine manière.

Nos chemins se sont séparés, et voilà que je tombe sur sa fiche sur le site pré-cité, 21 ans plus tard... J'hésite un moment et finalement, lui envoie juste un bonjour amical en tentant de me rappeler en quelle classe on était vraiment ensemble. Et là, la réponse, reçue dès le lendemain, me scotcha quelque peu...

Elle me répond du tac au tac, me donne des détails de l'époque, des noms ressurgissent du passé enfouis au tréfinfond de ma mémoire. J'en reviens pas tout ce qu'elle me donne comme informations. Et au milieu de son message, presque négligemment, elle me lâche tout bonnement qu'elle avait un réel faible pour moi à l'époque, que n'ayant pas perçu le moindre geste affectif de ma part, elle n'avait jamais espérée quoique ce soit, mais que bon, désormais, il y avait prescription.

Je crois que j'ai relu ce passage au moins une dizaine de fois. Là, j'aurais bien effectué un voyage en première dans une machine à remonter dans le temps, histoire de me foutre des baffes dans les moments où je m'interrogeais à propos de cette fille et des liens qui pouvaient éventuellement naître entre nous deux. Quelle tache je fûs !

Mon précédent article s'est mis à raisonner dans ma tête comme c'est pas permis. C'est toujours dingue de réaliser, une fois qu'il n'y a plus rien à faire, que l'on a laissé passer des choses dans sa vie, juste par ce que l'on a pas osé.

En réponse à son message, j'ai pris le plaisir et le soin de lui signifier clairement que ces sentiments enfouis de l'époque étaient partagés : que si je l'avais invitée après notre brevet, ce n'était pas uniquement pour marquer la fin de la période du collège, mais aussi peut être pour débutter quelquechose entre nous, mais que le sort en avait visiblement décidé autrement, peut être pour me punir d'avoir été trop attentiste.

Quand je lui ai répondu, je ne voulais pas lui faire partager ce sentiment "de loupé", de regrets: c'était avant tout pour lui signifier que mes sentiments existaient bels et bien, et qu'elle avait compté à mes yeux contrairement à l'impression que je lui avais laissé par mon attitude plutôt distante. C'est dur à décrire, et encore plus délicat à faire passer comme message : je pense d'ailleurs que je n'ai pas su lui transmettre clairement dans cet esprit. Mais si j'essaye de lui préciser d'avantage, je crains d'envenimer les choses et que cela génère d'autres perturbations plus néfastes que le bien/réconfort que j'aurais aimé lui procurer, 21 ans plus tard.

Vivant toujours dans la même région, elle m'a visiblement croisé lors d'une de mes virées de courses alimentaires à la sortie du boulot, sans oser m'aborder dans la crainte que je ne me souvienne pas d'elle.

Je lui ai bien entendu précisé que si l'occasion se présentait, qu'elle n'hésite pas à me faire lever le nez du rayon fruits & légumes afin d'avoir le plaisir d'échanger quelques mots.
Par Salamander - Publié dans : Tranches de vie
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Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /2008 22:30
Sur un forum que je survole régulièrement, même si je suis loin d'être un des membre les plus bavard, a été évoqué des souvenirs de colonies de vacances. Comme il s'agit d'une histoire personnelle, que cela m'avait beaucoup marqué à l'époque, et que cela tourne sur une, si ce n'est la première fois où j'ai pu enfin regarder une fille dans les yeux dans une démarche de séduction (même si maladroite), je me disais qu'il était logique que je la retranscrive sur le boudoir.

Ame sensible s'abstenir, ou plus exactement, celles ou ceux qui n'apprécient pas les histoires à la guimauve, passez de suite votre chemin, car dans le genre remake du film la boum encore plus prude, vous allez être servis. Mais que voulez-vous, il y a bien un commencement à tout dans la vie d'un garçon qui, dans sa douzième année, en avait marre de ne pas pouvoir regarder une fille dans les yeux. Voici donc, un souvenir...



Les colos, j'ai pratiquement pas connu. Dans la rigueur absolue même, aucune. Ceci étant, atteint d'une maladie, ou du moins, ayant une faiblesse de santé, j'ai été amené à effectuer des périodes (environ 3 semaines) de traitement dans des centres pour enfants et ados, et ce pendant environ 7 ans. Ces semaines de traitements médicaux qui revenaient quasi tous les ans, je les prenais finallement comme des colonnies de vacances en quelque sorte (pour la faire courte).

Pendant la période ado, je dois avouer que j'étais au sommum dans l'art d'être timide comme c'est pas permis, et maladroit avec les filles comme ce n'est pas imaginable. Autant dire que de me rapprocher d'une fille tenait d'un concours de circonstances ou plutôt d'un miracle.

Aussi, ces pseudo-colo étaient pour moi des sortes de périodes de test pour voir, dans un contexte qui finallement était neutre (je n'y connaissais personne en y arrivant chaque année, ou presque, et à la fin, on ne se voyait plus) si je pouvais améliorer mon relationnel vis à vis du sexe opposé. Bref, chaque année, je me réjouissais d'y aller (au moins) pour ça.

Filles et garçons étaient clairement séparés dans les locaux. Par contre, lors de "nos traitements médicaux", les salles d'attente étaient communes. Mais là encore, filles étaient d'un côté, et de l'autre les garçons : mais il y avait bien moyen de se voir. Des activités de loisirs étaient organisés et l'on pouvait se cotoyer (fille/garçon) un petit peu, mais il y avait surtout la "boum" de fin de session. Bref, même si l'on avait quelques (trop rares) occasions de se rapprocher des filles, on avait tous en tête l'objectif ultime de cette fête...

Le jeu consistait déjà à repérer qui voulait être avec qui (ben oui, pas moyen de se parler facilement entre les 2 clans, donc autant dire qu'il fallait user de sacrés subterfuges). Et finallement, pendant les fameuses périodes d'attente de traitement de soins, je me suis retrouvé pris dans un jeu assez étonnant.

Imaginez une grande salle de 15mètre sur 30, avec des bancs inconfortables adossés à chaque murs, sur lesquels d'un côté étaient assises les filles, et de l'autre les garçons. On n'est pas dans West Side Story, mais franchement dans le genre cliché, ça va être dur de faire mieux...

Et là, comme c'est une des meilleurs occasions de repérer visuellement d'avec qui on aimerait se rapprocher pour la boum, et bien on s'observe tous un peu en chien de faïllence, l'air de pas y toucher, mais voulant s'assurer que la personne pour qui ont peu avoir une faiblesse témoigne à minima un signe d'intérêt pour soi.

Moi, toujours dans mon optique de voir si je pouvais sortir de mon cadre d'hystérico-timide, j'ai pris le contre-pied. Là où chacun donnait l'air de pas y toucher, je me suis mis en fait à regarder une fille qui m'attirait beaucoup. Sans prendre de faux-fuyant on va dire. Petit à petit, au fil des jours, sans jamais pouvoir se parler, nos regards se sont croisés. Par hasard au début, puis plus régulièrement par la suite, jusqu'au jour où l'on s'est inconsciement jeté litéralement dans un jeu sans se donner un top de départ, et encore moins de top de fin...

Voilà bientôt près de 5mn que l'on se regarde, les yeux dans les yeux, à une 15aines de mètre l'un de l'autre. Au début, personne n'a remarqué notre petit jeu, sauf les quelques copines assises à côté "d'elle". Elles s'en amusent d'ailleurs à nous voir telles des statues, immobiles, ne disant mot, se noyant dans les yeux de l'autre.

Puis, peu à peu, les autres filles se rendent compte du manège et commencent à chuchotter en se retournant toutes vers elles et moi. Le côté garçons évidement ne tarde pas à être intrigué que les filles se focalisent pratiquement toutes sur le jeux de regard qui s'est maintenant instoré depuis plus de 15 minutes.

Le temps défile sans trop que je parvienne à savoir réellement si cela fait longtemps ou non que l'on s'observe sans rien dire et surtout sans bouger d'un pouce. C'est à celui qui ne détournera pas son regard. C'est grâce aux appels des soins que je me suis rendu compte au final qu'on avait tenu près de 30 minutes...

Avez vous déjà essayé de vous fixer pendant 30 minutes les yeux dans les yeux avec quelque un qui vous attirait ? C'est assez étrange en fait. Au début, on sourit / rigole. On le prend à la légère. Puis ça devient comme un jeu où il ne faut surtout pas être celui qui baissera les yeux... Mais vient ensuite d'autres impressions, d'autres sensations, celles de pouvoir se dire des choses rien qu'avec les yeux.

Ce n'est pas de la télépathie ou que sais-je, mais juste que n'ayant rien d'autre à faire que de se regarder, on imagine des choses, les yeux brillent, pétillent... On perçoit que les pupilles de l'autre bougent, essayent de nous dire des choses. On est littéralement hypnothisé. C'était un "sacré moment" que j'ai beaucou de facilité à me rappeler tant il m'a marqué.

La fin des soins a réellement mis fin à notre petit jeu. Tous les autres ados ne parlaient que de ça. C'était assez étrange de me retrouver au coeur des principaux sujets de discussion sans avoir réllement cherché à l'être. Autant vous dire que pour la boum, ma cavalière était toute trouvée...
Par Salamander - Publié dans : Tranches de vie
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