Dimanche 9 décembre 2007
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Suite
au décès de mon père, j'ai l'impression que j'ai beaucoup d'émotions à fleur de peau qui ne
demandent qu'à s'exprimer, à sortir, à s'échapper. J'ai toujours eu des périodes plus intenses que d'autres pendant lesquelles je me trouvais plus sensible, mais en ce moment, c'est évidemment le
ponpon...
Mes humeurs oxcillent tel un culbuto entre le besoin de crier une certaine colère enfouïe, et à d'autre moment, alterne presque instantanément avec l'envie de lire, écouter des choses plutôt à
l'eau de rose. Je me revisionne certains film plutôt gentillets, et j'arrive à être ému comme jamais devant des histoires plutôt guimauves.

C'est vraiment
étrange de constater que je suis devenu ultra-sensible à certaines choses qui d'habitude ne me laissent pas complètement de marbre, mais ne me touchent pas au point de verser une larme non plus. Et
là, c'est plutôt les yeux humides que j'observe le monde qui m'entoure dès qu'une émotion interpelle ma sensibilité.
C'est perturbant de sentir très rapidement que je vais être submergé par une émotion que je sens poindre des kilomètres avant son arrivée. Les fêtes de fin d'année approchant, je risque
probablement de ne pas observer d'amélioration significative dans ce domaine.
Non pas que cela me gêne d'être ainsi actuellement : j'assume pleinement ce que je ressens. Juste que lorsque je suis entouré d'amis, il m'arrive parfois d'être mélancolique et je suis embarrassé
de plonger dans cette ambiance mon entourage qui ne sait pas comment réagir. Doivent-ils tenter de me réconforter, au contraire me laisser tranquillement digérer tous ces événements, laisser faire
le temps... ?

Je ne
cherche aucunement à recueillir de la compassion, mais lorsqu'on me demande comment ça va, j'essaye d'être honnête, sans cacher ni amplifier tout ceci. En fait, je laisse sortir les mots comme ils
viennent, et il faut croire que cela vient du coeur quand je vois que sans le vouloir, j'arrive à faire rougir les yeux de mes interlocuteurs, voir faire carrément pleurer.
Du coup, je m'en veux, je regrette mes paraoles et me jure de ne pas retomber dans le panneau ultérieurement. Sauf qu'il arrive toujours un moment où le sujet revient sur le tapis, et une fois
encore je ne cherche pas à mentir ou escamotter quoique ce soit.
Enfin bref, je vais devoir être patient. Je ferais mieux de me pencher sérieusement sur les cadeaux que je vais pouvoir offrir à ceux que j'aime...
Chuchottements